LA MÉMOIRE PÉTRIBOCIENNE

A LA DÉCOUVERTE DE SAINT PIERRE DE BOEUF

Dans chaque village, il se cache souvent bien des mystères et des histoires dont on ne sait plus si ils relèvent de faits historiques ou de légendes.

Mais au fil de chaque pas, le promeneur qui arpentera les ruelles étroites et pentues de notre commune, pourra  découvrir la face cachée de ce village qui au cours des ans a su évoluer et s’adapter aux contraintes de la modernité.

A travers le temps, certaines des ces particularités ne sont plus visibles, et d’autres font parties intégrantes de domaines privés.

Mais aujourd’hui, nous vous proposons de les découvrir dans ces pages.

Les Fontaches

Voilà un terme bien mystérieux qui nous fait penser aux fontaines. Il est fort problable d’ailleurs que ces deux termes soient cousins. Si l’on connait bien “La Fontache”, ce vin blanc des côtes du Rhône septentrionales, il s’agit ici de bien autre chose, et même si la chose et en rapport avec un liquide, ses vertus ne sont pas celles de ce vin blanc moelleux.

En effet dans le langage usuel de nos anciens, la fontache était un réservoir creusé à même la roche, et qui servait à collecter les eaux qui s’infiltraient au travers du sous sol et couraient sur la roche jusqu’à ces petits réservoirs creusés pas les mains de l’homme. Il en existe plusieurs sur St Pierre et nous avons pu grâce au propriétaire des lieux en photographier une.

Les plaques de cochers

Beaucoup de ces plaques datent du XIXème siècle. Elles ont été placées à partir de 1835 à une hauteur de 2.50m pour être vues de loin des cochers.

La plupart des plaques de cochers concernent des “chemins vicinaux”, gérés par les départements.

La numérotation utilise la différentiation suivante créée par la loi du 21 mai 1836, (de Thiers-Montalivet)

  • chemins de grande communication CGC,

  • chemins d’intérêt commun (ou collectif) C.I.C.

  • chemins vicinaux ordinaires V.O.

L’une d’elle est encore visible sur le mur en face de l’église sur la D1086.

Les chasses-roues

Un chasse-roue, appelé aussi chasse-moyeux, est une pièce métallique ou en pierre située au pied d’une porte cochère ou d’un mur et qui est destinée à empêcher les roues de détériorer le mur. On le désigne également par boute-roue ou bouteroue.

Les chasse-roues se sont développés depuis l’Antiquité pendant toute l’époque des transports avec des voitures ou charrettes à cheval.

La conduite de ces véhicules était parfois délicate pour un cocher malhabile ou avec des chevaux rétifs. De plus, les roues et notamment leur moyeu dépassait à l’extérieur du véhicule. Le risque était donc élevé que la roue ou son moyeu heurte et dégrade les montants d’une porte cochère ou le coin d’un mur. Au moyen-âge, les chasse-roues sont généralement des murets aménagés à la base du parapet d’un pont ou des bornes demi-circulaires appelées bornillons.

Le chasse-roue remettait « dans le droit chemin » le véhicule… moyennant une forte secousse pour les passagers. Un bel exemplaire est visible rue Champcalot.